samedi 9 janvier 2010

A l'orée de tous les possibles

source

A l'orée de cette nouvelle année, l'envie est grande de se retourner et de se laisser aller à la mélancolie et l'impuissance.Tant de larmes versées, tant de rêves brisés, tant de projets avortés, tant de coeurs glacés, tant d'existences meurtries; la vague me submerge et le flot pourrait m'emporter sans que je ne me débatte, presque libérée et apaisée.

Pourquoi poursuivre une route si mal balisée, où je slalome néanmoins par peur et par habitude. Le vide ne m'attire que pour me repousser. Pour tester ma résistance et mon courage. Pour me rappeler qu'il est là.

A l'orée de ta bouche, mes larmes se mêlent à mes mots et disent ma petitesse et mon inutilité, ma honte et mes regrets. Je prononce en silence des mots juste ébauchés, et tes lèvres prennent un goût salé de désespérance.

A l'orée de ma bouche, ton souffle balaye les mots couleur de mer grise, se mêle aux murmures des larmes et disent des phrases lumineuses et chaudes. Ta force et ta sérénité sont des moteurs silencieux qui disent que nous avancerons ensemble et que nous ferons, à la mesure de nos compétences, ce que nous devons faire pour garder la tête droite, le regard sur l'horizon et le coeur un peu rasséréné.
Je t'admire.
Prends ma main...

La félicité personnelle ne sert qu'à donner la force d'entrer dans la lutte du quotidien, pour tous ceux qui n'en trouvent pas le chemin ou se sont égarés.